Vous trouverez ci dessous le récit et les photos de ce séjour effectué entre le 24 et le 30 septembre 2017 . Environ 700 km de vélo entre les Corbières (Tuchan) 3 jours, La catalogne (Roses) 3 jours et une journée de liaison vélo entre les 2 sites.

Selon nos mesures (source Michel) nous avons fait 672 km et 9212 m de dénivelé (et un peu moins pour claude qui a transféré la voiture entre les 2 gites!).

...Et bonne surprise, dépenses ; hébergement demi pension, transport, de 370€,  en dessous du budget prévisionnel.

  • SEJOUR CORBIERES CATALOGNE:   
    • Dimanche 24 septembre: parcours de 65 km dans la garrigue et les vignes, beau temps. Petites routes SANS voiture, en bon état , beau temps peu de vent. Parcours valloné, on franchit 4 à 5 cols (y'en a partout) entre 250m et 400m d'altitude. Montées douces autour de 5%. Paysage surprenant pour nous, sauvage et désertique dans le sens pas de maisons pendant des kilomètres et puis d'un coup un village et puis plus rien.  La plus grosse difficulté du jour est la montée vers le gite depuis le village de Tuchan, isolé dans la garrigue. 2 km avec de fortes rampes et une route en mauvais état.
  • Lundi 25: Aujourd'hui parcours de 115 km et 1700 m de dénivelé. Départ avec un vent fort, qui cessera bientôt pour etre remplacé par... la pluie, mais pas tout de suite. Même paysage que la veille garrigues, mais très vite lorsqu'on s'éloigne du littoral, la végétation change et au bout de 2 heures nous retrouvons dans des forets de chataigniers, pins, sapins, frene, etc. il y a des rivières et ruisseaux...avec de l'eau pas des oueds comme la veille. Les routes sont idem la veille, personne très bon revêtement. Ce jour on franchira 8 cols entre 300 et 750 m. A midi nous mangeons dans un village sans  rencontrer ame qui vive. Nous décidons de prendre un café au bistrot du village d'apres à une quinzaine de km. A mi parcours la pluie arrive, et tombe fort, inutile de s’arrêter il n'y a aucun abri. Enfin le village et le bistrot promis...mais tout est fermé et il n'y a personne dans les rues. Nous restons à l'abri sous une halle, mais le mal est fait, Annick, Christian, Michel (oui notre LVE suréquipé) sont trempés jusqu'à l'os ...car ils n'ont pas pris d'imper! Ils commencent à avoir froid (je m'en sors mieux car j'avais l'imper). Seule solution repartir pendant une accalmie et là la chance nous sourit la pluie cesse. Nous sommes toujours à la recherche de notre bistrot mais village après village y 'en a pas d'ouvert! finalement après des heures d'espoirs décus, nous en  trouvons enfin  un à Ruffiac. Le chocolat chaud et les brioches nous requinquent et nous repartons sans visiter le chateau local car la pluie menace toujours. Nous finissons notre boucle à donf car vent dans le dos.  Arrivés à Tuchan, notre camp de base; Michel et moi décidons de visiter la cave viticole locale où nous dégustons quelques vins en prévisions d'achats ultérieurs. A un moment nous décidons d'arrêter la dégustation...car il faut remonter au gite...et effectivement la montée est difficile car en plus nous avons un fort vent de face. Le parcours de la journée est somptueux, accessible à tout cycliste un peu entrainé. La pluie ne nous a pas permis d'en profiter pleinement, mais beau souvenir. Demain le beau temps revient, autre parcours dans les Corbières...avec resto à midi pas casse croute, youpi! ....Claude
  • Mardi 25 : 105 km, dénivelé inconnu . Départ du gite au calme, beau temps, pas de vent. De nouveau petites routes très sympas sans voiture. Passons facilement le col de Cedillan, suivi d'une belle descente. Bientôt nous arrivons dans les gorges de Galamus, sidérantes très profondes, magnifiques, route taillée, incrustée dans la falaise, genre Grands Goulets. C'est tellement étroit que c'est interdit aux campings cars. Après une belle descente sur une route large, c'est pas courant dans le coin, nous arrivons à St paul du fenouillet. Nous trouvons un resto repéré sur internet (sinon introuvable) tenue par une anglaise en tenue léopard qui fait à la fois le service et la cuisine (qui est un gros bazar). Mais le repas est correct et nous repartons rassasiés vers le col grau de Maury où  pour une première fois il faut utiliser impérativement le petit plateau. Nous repartons après une halte pour attendre les derniers (comme souvent en montagne nous montons à des allures différentes, les premiers attendent les derniers, mais notre groupe est  homogène peu d'attente)  pour  visiter le chateau de Peyrepertuse. La carte nous signale une montée vers le château 5, 6 km avec 1, 2 chevrons...la réalité est monstrueuse, c'est très très raide avec des rampes à 17% et régulièrement 14%...c'est l'hécatombe, un seul arrive au sommet sur son vélo, un autre abandonne, deux autres finissent à pied! D'après Michel la route a été faite sur un chemin de chèvres existant ...à méditer!  Et la visite n'aura pas lieu c'est trop tard, nous redescendons penauds. C'est trop tard car nous devons passer à la cave viticole avant 18h ou nous prenons le temps de déguster quelques vins locaux pour guider nos achats...Et faut bien remonter au gite; euh et là après cette difficile journée à la pédale et au verre nous finissons (deux fois dans la même journée, record!) pour certains la montée à pied après avoir mangé quelques grappes épargnées pas les vendangeurs.   Au bilan,  put... de chateau mais quelle belle journée, une de plus . Demain c'est la liaison avec le gite catalan , 120 km; 3 sur le vélo, un au volant, claude qui en profitera pour visiter le musée de la préhistoire à Tautavel.
  • Mercredi 26 : 130 km, dénivelé 1529 m. C’est le jour de liaison entre le gite des Corbières à Tuchan et le gite Catalan de Castello d’Empuries. Claude assure le transfert de la voiture ;Christian, Annick, Michel font le trajet à vélo. Parcours vallonné et varié, beau temps. Claude n’a finalement pas le temps de visiter le musée de la préhistoire, et tout le monde se retrouve à St jean pla de corps pour le repas de midi avant le passage de la frontière par un petit col pour lequel on a un doute sur la viabilité de la route, coté français. Dominique le préparateur du séjour nous a signalé un passage sur une piste ; localement on se renseigne, c’est effectivement limite mais sur quelques centaines de métres. La vérité est que ç’est passé sans problème sur le vélo . Pendant ce temps Claude passe par la nationale, Perthus Jonquera. Il est étonné par la présence de nombreuses jeunes femmes, au bord de la route,  en maillot de bain alors qu’il n’y a ni piscine, ni lac dans le coin…Le soir tout le monde se retrouve au gite…avec quelques soucis, plus de courant plus d’eau, Christian sous la douche sera rincé avec l’eau d’un saut prélevé dans le jacuzzi.
  • Jeudi 27 : 98 km, dénivelé 1400 environ. Beau temp pas de vent , température idéale. On doit passer un col pour revenir en France et repasser en Catalogne en longeant la cote. On part du gite en plaine, décors moyen mais au fur et à mesure qu’on s’approche du col le paysage s’embellit, seule la fin est pentue. Vers 11h00 on est au col de Banyuls, route bonne des 2 cotés. De là on plonge vers Banyuls où on passe en 20mn d’un paysage de moyenne montagne austère, mais avec de magnifiques vignes en terrasses à une station balnéaire animée. On casse la croute sur un banc face à la mer, coca pour certains verre de rouge pour d’autre… et on finit par une glace.  On reprend les vélos pour suivre la route en bord de mer, panoramas magnifiques, beaucoup de photos, on traine, on profite. Surprises de 2 types, bien que nationale la route n’est pas encombrée, il y a souvent un genre de bande cyclable et les gens roulent cool, c’est la bonne surprise. La deuxième surprise est qu’il y a du relief, plusieurs fois on monte à 200 m et on replonge vers la mer, mais pas de pourcentage importants. A Llianca, comme on s’est beaucoup arrêté on décide de raccourcir le circuit du jour (que l’on a pris à l’envers) et on rentre au plus court vers Castello d’Empuries…pour boire une bière au centre du bourg et profiter du jacuzzi avant le repas du soir de meilleure tenue qu’hier soir ou l’aubergiste était occupé à remettre le courant plutôt qu’à cuisiner. Bon c’est de la cuisine locale, moules, poissons grillés, crudités, fruits pas de féculents et vin blanc (ou jus de raisin, on ne sait pas trop) de l’année 2017 fait par le patron! finalement on ressortira un morceau de Comté avec un verre de rouge. Demain on se déporte vers Geronne pour un circuit en moyenne montagne.
  • Vendredi 29 : 120 km, dénivelé inconnu. Beau temps température idéale pour le vélo. Aujourd’hui départ déporté à Cornella del Terri car la plaine autour de nous n’est pas intéressante. Peu après le départ nous devons traverser Gérone une grande ville , mais ça se passe très bien. Nous avons modifié l’itinéraire initial pour éviter une route à circulation trop intense pour les vélos. C’est effectivement plus calme mais il faut trouver à manger pour 2 d’entre nous et chance nous trouvons une épicerie snack au milieu de nulle part et vers midi. Puis nous rejoignons la ville de Olot après quelques erreurs de parcours et recherchons la sortie de la ville vers la route qui doit nous ramener vers Cornella del Terri. On finit par trouver et on se prend une montée en ligne droite pendant plusieurs kilométres. Nous sommes surpris de trouver une route large et belle alors que la carte nous laisse deviner une route étroite, c’est souvent le cas ici en Catalogne, les routes sont plus belles que le laisse supposer la carte. Les paysages ressemblent à ceux de chez nous, champs cultivés et bois. En ce moment il y a beaucoup de propagande pour le référendum d’indépendance, même les tracteurs sont décorés de tracts. En fait il n’y a que la propagande pour le oui ‘si’ pas un panneau pour le non, on peut s’interroger sur le coté ‘démocratique’ de ce référendum. On suppose que celui qui met ‘no’ sur son blacon a sa bagnole brulée. En fin de parcours on se perd dans une zone industrielle mais on finit par retrouver la voiture et rentrer ‘chez nous’ apres un passage au bistrot pour boire une bière. Voila encore une belle journée à la pédale même si le paysage n’a pas été à la hauteur de nos espérances. Demain nous avons une demi journée pour aller à Cadaqués et Roses mais la pluie est annoncée.
  • Samedi 30: 51 km dénivellé inconnu. Ce jour nous avons changé l'itinéraire, pas de sortie en plaine mais direction Cadaques et le cap de Creus que nous n'avions pas faits jeudi. Départ déporté de Roses car il nous faut rentrer en Savoie dans l'après midi. Pour aller à Cadaquès, il faut monter sur plusieurs kilomètres et plonger ensuite sur le village pendant 4 km. Belles routes comme les précédentes en Catalogne ; faibles pourcentages mais pas mal de circulation car c'est le route unique pour Cadaques. Nous ne nous arretons pas à Cadaques et filons vers le cap de Creus par une route qui monte et descend les collines avec de forts pourcentages, surement l'ancien chemin des chèvres! mais ça vaut le coup cet endroit est sublime, La mer vient des 2 cotés et pénètre dans les terres par de profondes baies. Sur les collines il y a des oliviers en terrasse et une végétation particulière ainsi que les roches sombres volcaniques. C'est un parc Natura 2000. Au retour nous nous arretons à Cadaquès, c'est un village (gros village) au fond d'une baie tout mignon, nous sommes surpris par le monde et l'animation à fin septembre. Un pain au chocolat pour la remontée, quelques photos et c'est parti pour 4 km d'ascension facile , puis un faux plat montant et nous replongeons vers Roses où nous mangeons dans un snack un plat,  frites, œufs, crudités, fort correct pour le prix. Il est 15h30 quand nous retournons au gite; mais le portail est fermé et le chien d'habitude accroché à la chaine laché dans la propriété, Il n'y a personne (faut dire que nous avions annoncé notre retour vers 13h!) . Le portail ne s'ouvre pas avec la télécommande...serions nous bloqués dehors en attendant le retour du propriétaire? ...Non finalement le portail s'ouvre...à la main...reste à dompter le chien, Christian ancien chasseur, fin psychologue canin négocie l'entrée avec le molosse. Pas de douche car il n'y a plus de courant électrique, nous partons vers 16h30 en croisant la compagnie 'EDF' locale venant réparer le problème. Nous sommes de retour à Chapareillan vers minuit après un diner sur une station d'autoroute qui a été beaucoup commenté.

 


Lumières alpines d’automne

 

De la Matheysine au Champsaur et retour

 

 

 

Parcours Openrunner :

 

étape 1 : 7945130 (Laffrey-Chabottes)

 

étape 2 : 7945164 (Chabottes- Laffrey)

 

 

 

Début octobre 2017, je suis tranquille à la maison entre deux postes professionnels avec du temps devant moi en attente de réponse à une salve de candidatures. Je décide alors d’aller voir des amis résidant dans le Champsaur à Chabottes, en vélo de route sur deux jours. C’est un peu loin depuis Pontcharra, mais un examen attentif de la carte Michelin au 1/150 000 m’indique Laffrey comme idéal point de départ et d’arrivée. Mais, me dires-vous, comment éviter au maximum la route nationale 85, son lot de camions et autres automobilistes pressés dont j’ai d’ailleurs fait partie pendant trois ans ? Eh bien c’est assez simple et les kilomètres parcourus sur cette nationale vont se limiter à 2 puis 4 le premier jour et zéro le second.

 

 

 

Le temps est au beau fixe, je quitte Laffrey vers 10 h du matin, en semaine bien sûr. Une petite route balisée vélo me conduit agréablement à Nantes-en-Rattier ; je l’avais déjà parcourue dans l’autre sens depuis La Mure (tu jures, comme disait le défunt Johnny). Descente sur le viaduc de la Roizonne magnifiquement dessiné, vues sur les Ecrins et l’Obiou, le seigneur quasi dolomitique et incontesté des lieux, second viaduc sur le torrent du Valbonnais et montée tranquille vers le premier petit bout de route nationale. Deux kilomètres de billard et à peine plus de quatre voitures plus loin, me voilà à nouveau en montée tranquille vers le col de L’Holme. Mieux vaut avoir emporté son casse-croûte car je n’ai pour l’instant trouvé aucune boulangerie ni aucun bar ouverts à cette saison. Une pelouse m’offre un siège acceptable et sec. Belle descente sur le bourg de Corps au pied (cor au pied) duquel je retrouve la route nationale pour environ 4 km, pause café comprise. Toujours très peu de circulation en ce milieu de journée. Laissons de côté pour une autre occasion la montée au pèlerinage de La Salette, jolie mais en cul-de-sac, sauf le respect dû à la Vierge Marie.

 

 

 

Nouvelle escapade vers la gauche (Est) pour passer le joli petit col des Festreaux et arriver ainsi à l’entrée du Valgaudemar, vallée la plus himalayenne des Alpes selon St-Gaston (Rébuffat). Je me rends compte que la brise de vallée s’est levée et me pousse agréablement vers le Champsaur. Nouvel enchaînement de petites routes très jolies mais truffées de petits raidards bien casse-pattes jusqu’à St-Bonnet, avec des vues toujours aussi spectaculaires sur le rempart Est du Dévoluy où je me promets de revenir à pied (et un peu avec les mains), armé du topoguide de Pascal Sombardier sur les randonnées aériennes du secteur (un autre de mes dadas).

 

 

 

Pas de passage à St-Bonnet sans un arrêt tartelette typique de cette vallée où la pâte sablée à croisillons est une fierté identitaire au même titre que les tourtons et les oreilles d’âne. Une dernière portion facile me conduit sans encombre à Chabottes chez mes amis. Bière alpine suivie en soirée d’un délicieux repas réunionnais car la cuisinière est originaire de l’île Bourbon. Je force un peu trop sur le piment mais au moins ça a du goût et tant pis pour les spécialités locales déjà bien connues. Reste à savoir dans quel sens le vent soufflera demain, mais cette interrogation ne nuit pas à mon sommeil.

 

 

 

Les amis travaillent (eux…) donc pas question de traîner le matin. Je pars au lever du jour par un petit +2°C avec un bon vent de face jusqu’à St-Bonnet mais par une route différente de la veille. Pas de souci en étant bien habillé, merci la sacoche de selle Apidura. J’attaque la montée progressive vers le col du Noyer et les pelures tombent les unes après les autres malgré le vent toujours contraire. Bonne surprise, le revêtement est excellent dans toute la montée raide (8 % sur 6 km environ), grâce aux passages récents du Critérium du Dauphiné Libéré et du Tour de France : ASO est un puissant stimulant des Départements pour refaire les routes, merci M. Prudhomme. Cette montée de col est magnifique malgré la rudesse de la pente, il fait toujours aussi beau mais au débouché dans le vallon du précède le col géographique, le vent manque de me renverser tellement Eole est généreux, de face bien sûr. On est à 1664 m mais la bière sera pour plus tard ! Le refuge Napoléon est en effet fermé mais offre un abri précieux pour me rééquiper avant la descente. Celle-ci débute avec la plus grande prudence sous les rafales (Majka !) dans un décor de far-west (et un vent de phare Ouest…) mais rapidement la situation redevient humaine. Un troupeau de moutons quitte son alpage, confirmant que l’automne est arrivé, et le café de St-Etienne-en-Dévoluy a été rendu au privilège des habitants (j’y fais presque tache en tenue de vélo mais l’accueil de la serveuse « exotique » est charmant).

 

 

 

Comme le vent déplace toujours les quelques nuages à l’encontre de mon itinéraire, je ne traîne pas. Descente des gorges de la Souloise empruntées lors de la randonnée itinérante du club en 2007, contraste avec le plateau de Pellafol où les éoliennes tournent plein pot : aïe ! La route vers le pont de Cognet est belle mais il va falloir composer avec ce frais zéphyr. Les vallons boisés offrent heureusement des répits salvateurs et l’Obiou est toujours aussi impressionnant. Cet étroit pont de Cognet permet de franchir le Drac en amont du lac de Monteynard ; la remontée vers le balcon est rude mais à petit braquet rien d’impossible et je ne suis pas à l’arrêt à St-Arey (ça tombe sous le sens). Ensuite la route est connue, panoramique vers le versant Est du Vercors (autres répliques des Dolomites) et abritée au-delà du village de Marcieu. Une pensée pour les anciens mineurs vers La Motte d’Aveillans. Remontée à St-Jean de Vaulx, re-vent mais cette fois seulement de trois quarts face, c’est moins pire. Deux petits kilomètres de descente bien méritée et me revoici à Laffrey, la boucle est bouclée et c’est ma foi un joli petit tour qui s’achève ; je ne peux que vous le recommander, surtout en cette saison automnale.

 

 

 

Dominique Giard